1 Septembre 2026
Au début des années 60, à Saulx, nous avons eu la chance de croiser le chemin d’instituteurs ou institutrices, passionnés par leur travail, leur mission, et qui ont eu à cœur de nous apprendre les bases de ce qui allait forger une partie de notre éducation.
Pour ma part, je garde de merveilleux souvenirs de Mme Biet, Mme Calsat et Mr Aublé qui nous ont accompagnés du CP eu CE2.
Nous avons bien évidemment suivi des enseignements classiques de lecture, écriture, calcul, histoire et géographie mais ces jeunes maîtresses et maître apportaient une touche de modernité dans nos apprentissages.
Aujourd’hui, je vais évoquer notre cours préparatoire.
A l’époque, nos écoles ne portaient pas de nom. Il y avait la maternelle et le CP, dans la cour de gauche près de la mairie.
« L’école des filles », se trouvait dans la cour de droite et, enfin, dans l’actuelle école Louis Mouchard, c’était « l’école des garçons ».
Pourtant, il n’y avait qu’une classe sans mixité : le CM2, avec les filles « en haut », à la mairie, et les gars, « en bas ». Pour tous les autres niveaux, pour lesquels il n’y avait qu’une classe chaque année et nous y étions « mélangés ».
Nous gardions nos camarades pendant tout le primaire.
Pour la rentrée, une des vitrines de la mercerie d’Alicia (entre la boulangerie et la Grande Fontaine, à l’angle de la « ruelle à Alicia ») montrait des blouses, « uniforme » habituel des écoliers. Ce vêtement était également acheté sur les marchés du secteur ou « par correspondance », sur le catalogue de « La Redoute » ou des « 3 Suisses », à moins que l’on puisse enfiler celles de nos aîné(e)s.
1 - Ghislaine Bezzi-Rousseau 16 - … Babut
2 - Alain Cadic 17 – Pascal Petit
3 - … Babut 18 – Jean Chevalier
4 - Daniel Le Madec 19 - ….
5 - Luc Cochard 20 - …
6 - Daniel ou Gérard Séville (un des jumeaux) 21 – Pascal German
7 - Michel Olivreau 22 - ….
8 - Catherine Gontard 23 - …
9 – Jean-Louis Lebeau 24 – Marie-Béatrice Dramard
10 - Gérard Benoit 25 - …
11 – Martine Sabinaud 26 – Claudine Duperron
12 – Marie-France Drouard 27 – Odile Pillette
13 – Christine Chemin 28 – Line Viallard
14 – Josette Liot 29 - …
15 – Claudine Montiège 30 – Josiane Le Guyader
31 – Madame Biet
Je me rappelle très bien du cours préparatoire, en 1961-62, alors que je n’ai aucun souvenir de mes classes de maternelles.
Nous étions installés dans la salle du fond de la cour de gauche, derrière la mairie. On entrait par le couloir qui faisait toute la largeur du bâtiment : d’un côté des porte-manteaux et, de l’autre, des lavabos surmonté de robinets d’où ne sortait que de l’eau froide, et des savons moulés, rotatifs sur une tige.
A l’époque, c’était du « savon de Marseille » et je n’en aimais pas du tout l’odeur : rien à voir avec celle des savonnettes de la maison.
Pour s’essuyer les mains, des torchons qui séchaient entre les récréations. Je ne sais pas qui se chargeait de les changer et de les laver.
Dans la classe, au-dessus du tableau, appuyé sur le mur du couloir, de jolis dessins et une phrase dont je me souviens encore : « le petit écureuil dans la forêt », titre de notre livre de lecture.
Notre maîtresse nous apprenait donc à lire, en compagnie de l’écureuil, ainsi que de Rémi et Colette.
L’apprentissage de l’écriture commençait par la manière de tenir le porte-plume pour ne pas écraser la plume
Notre institutrice remplissait régulièrement les encriers placés sur nos tables. Là-encore, il fallait s’habituer à ne pas tremper le porte-plume trop profondément.
Nous avions un buvard, souvent instructif ou publicitaire, pour éviter les taches sur nos cahiers mais les doigts étaient régulièrement violets.
Pour apprendre à compter, le calcul mental était important : nous notions le résultat sur une ardoise.
Cet apprentissage s’additionnait aux leçons destinées à savoir, « par cœur » : nos tables de multiplication.
Elles étaient imprimées au dos de nos protège-cahiers en papier donc un petit regard en coin (pour ceux qui avaient une bonne vue) pouvait toujours être de bon secours pendant les interrogations orales.
Nous recevions des « bons points » que la maîtresse gardait dans une petite boîte.
Lorsque nous en avions 10, elle nous les échangeait contre une image. En général, elles composaient une « série » que nous pouvions donc compléter au fil de l’année. Moi, je les collais dans un cahier.
Nous avions des activités manuelles « importantes » pour préparer le cadeau de la fête des mères ou de celle des pères.
Cette année-là, pour offrir aux mamans, nous avions réalisé 12 bassets porte-couteaux en plâtre. Nous avions autant de plaisir à patouiller le mélange plâtre-eau, qu’à le « couler » dans les petits moules dont sortiraient des chiens que nous allions peindre magnifiquement !
C’était un honneur, lors de repas de famille, de sortir cette œuvre devant laquelle nos mamans s’étaient extasiées. Plus de soixante ans après, il en reste encore quelques-uns, enfermés dans un carton au grenier.
Toujours en classe de CP, avec Mme Biet, mais pour les années qui suivent, nous avons ces jolies photos d'enfants disciplinés, les bras croisés.
Il manquerait sur cette photo : Noël Rabier et Patrick David ….
Mme BIET
Le bon résultat de notre travail ou de notre attitude était récompensé à la remise des prix de la fête des écoles…. Mais ce sera l’objet d’un autre article.
Comme d'habitude, nous attendons vos souvenirs, les noms oubliés sur des visages que nous connaissions bien ! PARTAGEZ, ABONNEZ-VOUS !